• POEME pour AURORE..

    (fille de Georges Sand)

     

    À  Aurore


    La nature est tout ce qu'on voit,
    Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime.
    Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit,
    Tout ce que l'on sent en soi-même.


    Elle est belle pour qui la voit,
    Elle est bonne à celui qui l'aime,
    Elle est juste quand on y croit
    Et qu'on la respecte en soi-même
    .


    Regarde le ciel, il te voit,
    Embrasse la terre, elle t'aime.
    La vérité c'est ce qu'on croit
    En la nature c'est toi-même.

    (Estampe de Jim Warren)


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  • tableau ci desus de SALT GUENEL

    W.Girotto

    4 – LES PIEDS NUS

    J'ai les cheveux noirs, le long de mon dos, et une petite calotte ronde. Ma chemise est de laine blanche. Mes jambes fermes brunissent au soleil.

    Si j'habitais la ville, j'aurais des bijoux d'or, et des chemises dorées et des souliers d'argent... Je regarde mes pieds nus, dans leurs souliers de poussière.

    Psophis ! viens ici, petite pauvre ! porte-moi jusqu'aux sources, lave mes pieds dans tes mains et presse des olives avec des violettes pour les parfumer sur les fleurs.

    Tu seras aujourd'hui mon esclave ; tu me suivras et tu me serviras, et à la fin de la journée je te donnerai, pour ta mère, des lentilles du jardin de la mienne.

    – LE VIEILLARD ET LES NYMPHES

     

    Un vieillard aveugle habite la montagne. Pour avoir regardé les nymphes, ses yeux sont morts, voilà longtemps. Et depuis, son bonheur est un souvenir lointain.

    « Oui, je les ai vues, m'a-t-il dit. Helopsychria, Limnanthis ; elles étaient debout, près du bord, dans l'étang vert de Physos. L'eau brillait plus haut que leurs genoux.

    « Leurs nuques se penchaient sous les cheveux longs. Leurs ongles étaient minces comme des ailes de cigales. Leurs mamelons étaient creux comme des calices de jacinthes.

    « Elles promenaient leurs doigts sur l'eau et tiraient de la vase invisible les nénufars à longue tige. Autour de leurs cuisses séparées, des cercles lents s'élargissaient... »

    à suivre

    transmit par La Fileuse de Lune

    * *** * * * *


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  • (1903)

    C'ÉTAIT un petit faune, né dans les bois de Mycalèse battue par les vents, du commerce d'un aegipan et d'une mortelle. Des particularités, légères encore, dénonçaient la double essence qu'il portait en lui. Il n'avait point la force tumultueuse et violente des dieux des forêts, mais ses membres délicats étaient plus dégagés de la gaine animale ; un poil moins rude et moins touffu couvrait ses cuisses ; ses oreilles aiguës, ses narines fines frémissaient continuellement aux choses ; il avait des gestes jolis ; quand il souriait, ses joues se creusaient légèrement, et l'ingénuité de son visage était alors ravissante ; mais ce qui excitait délicieusement la surprise, c'étaient ses grands yeux de couleur céruléenne, bleus comme le ciel et la mer, et qui promenaient lentement autour d'eux des regards étonnés, doux et lointains, comme les rayons de la première étoile qui brille à l'orient, quand le soleil n'est pas encore couché.

    Élevé par les nymphes des bois sacrés qui lui donnèrent le doux nom d'Hyalis, il ne se mêla point aux jeunes chèvre-pieds de son âge. Leurs ébats turbulents lui déplaisaient, et il préférait être seul ; alors il inventait des plaisirs plus conformes à sa nature, et laissait errer parmi les plantes et les bêtes ses curiosités vagabondes. Déjà d'obscurs pressentiments s'éveillaient en lui, et devant ces visages solennels du monde, - la Nuit, la Solitude ou le Silence, - un émoi vague le saisissait, et une petite âme indécise montait dans l'eau pâle de ses yeux.

    Entrer sur le site AU JARDIN d'AQUARELLE  de

    si tu clique sur cette animation ... une surprise t'attend....enfin si tu le souhaite****

                                recherches de...La Fileuse de Lune

    http://www.miscellanees.com/s/samain03.htm


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  • Yzelle aux Îles Enchantées

    Les parfums chauds et mauve
     de ces îles mirifiques
    Me plongent comme vos yeux
    dans une tendre ivresse
    Les rayons du soleil,
    brûlants et magnifiques,
    Dessinent vos cheveux d'or bruni
    avec délicatesse.
    J'écoute la brise
    qui souffle sur la plage,
    Et j'entends votre voix,
    charmeuse et sereine...
    Un oiseau-lyre parade loin de sa cage,
    Et c'est votre main câline  
    comme  le souffle léger du Zéphir
    qui me ramène... ici  dans un sourire!

    Almandin le Troubadour rêveur de vos yeux...

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  • Vous êtes si jolie

    O mon bel ange blond !

    Que ma lèvre amoureuse en baisant votre front

    Semble perdre la vie !

    Ma jeunesse, mon luth et mes rêves ailés

    Mes seuls trésors hélas ! je les mets à vos pieds

    Vous êtes si jolie !

     

    Vous êtes si jolie

    O mon bel ange blond !

    Que mes yeux éperdus partout vous chercherons.

    Pardonnez leur folie !

    Je ne suis que poète et dans ma pauvreté

    Je compte sur mon coeur et sur votre bonté

    Vous êtes si jolie !

     

    Vous êtes si jolie

    O mon bel ange blond !

    Que mon amour pour vous est un amour profond

    Que jamais on oublie !

    Pour vous plaire la mort ne me serait qu'un jeu ;

    Je deviendrais infâme et je renierais Dieu

    Vous êtes si jolie !

     

    Le Chevalier à l'Etoile

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