• " ÊTRE BON,C'EST ÊTRE EN HARMONIE AVEC SOI-MÊME.


    LA DISCORDE,C'EST ÊTRE FORCE A ÊTRE EN HARMONIE AVEC D'AUTRES."


    .....(Qui ne nous vont pas forcé.....ment.....)


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  • Avec bonheur nous nous balançons dans la nuit brune....


    Je voudrais rectifier une erreur récurrente à la chanson: "Au clair de la lune".
    Il ne s'agit pas d'une plume, mais d'une "lume". (Donc d'une lumière).
    En reprenant la comptine, vous verrez que la recherche de la plume n'a a
    ucun sens:

    Au clair de la lune,
    Mon ami Pierrot
    Prête moi ta lume
    Pour écrire un mot
    Ma chandelle est morte
    Je n'ai plus de feu
    (Il ne s'agit pas d'une plume brisée ou perdue, mais d'un manque de clarté)
    Ouvre-moi ta porte
    Pour l'amour de Dieu !
    Au clair de la lune
    Pierrot répondit
    Je n'ai pas de lume,
    Je suis dans mon lit
    Va chez la voisine
    Je crois qu'elle y est
    Car dans la cuisine
    On bat le briquet.
    (On bat le briquet, donc il y a de la lumière. On n'y fabrique pas des plumes).
    Au clair de la lune
    L'aimable Lubin
    Frappe chez la brune
    Ell' répond soudain
    Qui frapp' de la sorte ?
    Il dit à son tour
    Ouvrez votre porte
    Pour le Dieu d'amour
    Au clair de la lune
    On n'y voit qu'un peu
    On chercha la lume
    On chercha du feu
    (On cherche bien de la lumière et pas de plume!)
    En cherchant d'la sorte
    Je n'sais c'qu'on trouva
    Mais j'sais que la porte
    Sur eux se ferma.


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  • J'aime ces vers subtiles , délicats comme celui qui les a écrit!










    LE BALLET DES HEURES



    (Le Dieu Pan parle :)

    Les heures sont des fleurs l'une après l'autre écloses
    Dans l'éternel hymen de la nuit et du jour ;
    Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
    Et ne les donner qu'à l'amour.

    Ainsi que de l'éclair, rien ne reste de l'heure,
    Qu'au néant destructeur le temps vient de donner ;
    Dans son rapide vol embrassez la meilleure,
    Toujours celle qui va sonner.

    Et retenez-la bien au gré de votre envie,
    Comme le seul instant que votre âme rêva ;
    Comme si le bonheur de la plus longue vie
    Était dans l'heure qui s'en va.

    Vous trouverez toujours, depuis l'heure première
    Jusqu'à l'heure de nuit qui parle douze fois,
    Les vignes, sur les monts, inondés de lumière,
    Les myrtes à l'ombre des bois.

    Aimez, buvez, le reste est plein de choses vaines ;
    Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé,
    Rajeunit l'autre sang qui vieillit dans vos veines
    Et donne l'oubli du passé.

    Que l'heure de l'amour d'une autre soit suivie,
    Savourez le regard qui vient de la beauté ;
    Être seul, c'est la mort ! Être deux, c'est la vie !
    L'amour c'est l'immortalité !



    Gérard de Nerval



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  •  Dans notre vie âcre et fiévreuse



    Dans notre vie âcre et fiévreuse
    Ta splendeur étrange apparaît,
    Phare altier sur la côte affreuse;
    Et te voir est joie et regret.

    Car notre âme que l'ennui creuse
    Cède enivrée à ton attrait,
    Et te voudrait la reine heureuse
    D'un monde qui t'adorait.

    Mais tes yeux disent, Sidonie,
    Dans leur lumineuse ironie
    Leur mélancolique fierté,

    Qu'à ton front, d'où l'or fin rayonne,
    Il suffit d'avoir la couronne
    De l'idéale royauté.
    Sonnet cabalistique

    Comme bercée en un hamac,
    La pensée oscille et tournoie,
    A cette heure où tout estomac
    Dans un flot d'absinthe se noie.



    Charles Cros (1842-1888) était poète, mais aussi inventeur,
    linguiste et musicien. Il était un amateur d'absinthe,
    comme beaucoup d'artistes de son époque.

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  • Je crois en toi ! Je crois en toi ! Divine mère,
    Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
    Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
    Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
    - Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
    Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
    Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
    Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
    Son corps Olympien aux servitudes sales !
    Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
    Il veut vivre, insultant la première beauté !
    - Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
    Où tu divinisas notre argile, la Femme,
    Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
    Et monter lentement, dans un immense amour,
    De la prison terrestre à la beauté du jour,
    La Femme ne sait plus même être Courtisane !
    - C'est une bonne farce ! et le monde ricane
    Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

    (à suivre)

    (illustration Titania Sleeping)
     


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