Depuis le 14-02-2006 :
70718 visiteurs
Depuis le début du mois :
1227 visiteurs
Billets :
112 billets
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | |||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
| 31 |
(1903)
C'ÉTAIT un petit faune, né dans les bois de Mycalèse battue par les vents, du commerce d'un aegipan et d'une mortelle. Des particularités, légères encore, dénonçaient la double essence qu'il portait en lui. Il n'avait point la force tumultueuse et violente des dieux des forêts, mais ses membres délicats étaient plus dégagés de la gaine animale ; un poil moins rude et moins touffu couvrait ses cuisses ; ses oreilles aiguës, ses narines fines frémissaient continuellement aux choses ; il avait des gestes jolis ; quand il souriait, ses joues se creusaient légèrement, et l'ingénuité de son visage était alors ravissante ; mais ce qui excitait délicieusement la surprise, c'étaient ses grands yeux de couleur céruléenne, bleus comme le ciel et la mer, et qui promenaient lentement autour d'eux des regards étonnés, doux et lointains, comme les rayons de la première étoile qui brille à l'orient, quand le soleil n'est pas encore couché.
Élevé par les nymphes des bois sacrés qui lui donnèrent le doux nom d'Hyalis, il ne se mêla point aux jeunes chèvre-pieds de son âge. Leurs ébats turbulents lui déplaisaient, et il préférait être seul ; alors il inventait des plaisirs plus conformes à sa nature, et laissait errer parmi les plantes et les bêtes ses curiosités vagabondes. Déjà d'obscurs pressentiments s'éveillaient en lui, et devant ces visages solennels du monde, - la Nuit, la Solitude ou le Silence, - un émoi vague le saisissait, et une petite âme indécise montait dans l'eau pâle de ses yeux.
si tu clique sur cette animation ... une surprise t'attend....enfin si tu le souhaite****
recherches de...La Fileuse de Lune
Publié par YZELLE à 17:59:00 dans BILLETS D'AZUROISE | Commentaires (0) | Permaliens
Jeunes filles qui brodez
En suivant des songeries,
Seules sur vos galeries,
Ou qui dehors regardez,
Comme des oiseaux en cage,
Si j'en avais le courage
Vers l'une de vous j'irais
- Dieu sait encore laquelle,
La plus triste ou la plus belle -
Et d'un ton simple dirais :
- " Vous êtes celle, peut-être,
Qui m'apparaît si souvent
Diaphane dans le vent,
Celle que je dois connaître ;
Je suis peut-être celui
Dont vous attendez l'appui,
Et qui tient en sa puissance
Tout le splendide inconnu.
Nous aurons, c'est convenu,
L'un en l'autre confiance. "
Lors je peindrais l'idéal
Qui m'aiguillonne et m'élève ;
Vous confesseriez le rêve
De votre esprit virginal.
Nous avouerions si la vie
Nous fut l'intruse ou l'amie,
Quels plaisirs nous ont lassés,
Ce que l'aube nous murmure,
Par quelle sainte blessure
Nous apprîmes à penser.
Il se pourrait que soit vaine
La tentative d'aimer ;
Pourtant, les coeurs sont rythmés
En mesures si prochaines,
Qu'entre nous il resterait
Des attaches, un secret.
Et quand, les jours de grisaille,
Nous irions au temps défunt
Il en naîtrait le parfum
D'éphémères fiançailles.Extrait du Recueil ;LES ALTERNANCES
Publié par YZELLE à 17:46:16 dans L'AUBIER de SANTAL | Commentaires (2) | Permaliens
Yzelle aux Îles Enchantées
Les parfums chauds et mauvede ces îles mirifiques
Me plongent comme vos yeuxdans une tendre ivresse
Les rayons du soleil,brûlants et magnifiques,
Dessinent vos cheveux d'or bruniavec délicatesse.
J'écoute la brise qui souffle sur la plage,
Et j'entends votre voix,charmeuse et sereine...
Un oiseau-lyre parade loin de sa cage,
Et c'est votre main câlinecomme le souffle léger du Zéphir
qui me ramène... ici dans un sourire!
Almandin le Troubadour rêveur de vos yeux...
Publié par YZELLE à 14:46:13 dans BILLETS D'AZUROISE | Commentaires (0) | Permaliens
Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire, Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit : Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit, De me perdre moi même et d'être solitaire, Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire, Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit : Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même, Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême, Sentir au fond de l'âme un combat inégal, Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite : Honteux, parlant à vous de confesser mon mal ! Si cela est aimer : furieux je vous aime : Je vous aime et sait bien que mon mal est fatal : Le coeur le dit assez, mais la langue est muette.Sonnets pour Hélène
Publié par YZELLE à 15:21:46 dans MES FAVORIS | Commentaires (2) | Permaliens
Vous êtes si jolie
O mon bel ange blond !
Que ma lèvre amoureuse en baisant votre front
Semble perdre la vie !
Ma jeunesse, mon luth et mes rêves ailés
Mes seuls trésors hélas ! je les mets à vos pieds
Vous êtes si jolie !
Vous êtes si jolie
O mon bel ange blond !
Que mes yeux éperdus partout vous chercherons.
Pardonnez leur folie !
Je ne suis que poète et dans ma pauvreté
Je compte sur mon coeur et sur votre bonté
Vous êtes si jolie !
Vous êtes si jolie
O mon bel ange blond !
Que mon amour pour vous est un amour profond
Que jamais on oublie !
Pour vous plaire la mort ne me serait qu'un jeu ;
Je deviendrais infâme et je renierais Dieu
Vous êtes si jolie !
Le Chevalier à l'Etoile
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Publié par YZELLE à 10:24:19 dans BILLETS D'AZUROISE | Commentaires (0) | Permaliens
Vous dites