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    Il me suffit d'être auprés de toi

    ma Mie

    Amandin le Troubadour


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  • Bonne pensée du matin

    À quatre heures du matin, l'été,
    Le sommeil d'amour dure encore.
    Sous les bosquets l'aube évapore
    L'odeur du soir fêté.

    Mais là-bas dans l'immense chantier
    Vers le soleil des Hespérides,
    En bras de chemise, les charpentiers
    Déjà s'agitent.

    Dans leur désert de mousse, tranquilles,
    Ils préparent les lambris précieux
    Où la richesse de la ville
    Rira sous de faux cieux.

    Ah ! pour ces Ouvriers, charmants
    Sujets d'un roi de Babylone,
    Vénus ! laisse un peu les Amants
    Dont l'âme est en couronne.

    ô Reine des Bergers !
    Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,
    Pour que leurs forces soient en paix
    En attendant le bain dans la mer, à midi.

    Mai 1872

    Arthur Rimbaud



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    LE VIEILLARD ET LES NYMPHES

     

     

    Un vieillard aveugle habite la montagne. Pour avoir regardé les nymphes, ses yeux sont morts, voilà longtemps. Et depuis, son bonheur est un souvenir lointain.

    « Oui, je les ai vues, m'a-t-il dit. Helopsychria, Limnanthis ; elles étaient debout, près du bord, dans l'étang vert de Physos. L'eau brillait plus haut que leurs genoux.

    « Leurs nuques se penchaient sous les cheveux longs. Leurs ongles étaient minces comme des ailes de cigales. Leurs mamelons étaient creux comme des calices de jacinthes.

    « Elles promenaient leurs doigts sur l'eau et tiraient de la vase invisible les nénufars à longue tige. Autour de leurs cuisses séparées, des cercles lents s'élargissaient... »

     

     

    à suivre


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    Photo de l'auteurLes Fleurs du mal
    SPLEEN ET IDÉAL
    Sisina


    Imaginez Diane en galant équipage,
    Parcourant les forêts ou battant les halliers,
    Cheveux et gorge au vent, s'enivrant de tapage,
    Superbe et défiant les meilleurs cavaliers !

    Avez-vous vu Théroigne, amante du carnage,
    Excitant à l'assaut un peuple sans souliers,
    La joue et l'oeil en feu, jouant son personnage,
    Et montant, sabre au poing, les royaux escaliers ?

    Telle la Sisina ! Mais la douce guerrière
    A l'âme charitable autant que meurtrière ;
    Son courage, affolé de poudre et de tambours,

    Devant les suppliants sait mettre bas les armes,
    Et son coeur, ravagé par la flamme, a toujours,
    Pour qui s'en montre digne, un réservoir de larmes.


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    JE VOUS SOUHAITE DE VOUS EMERVEILLER

    devant les inventions du CREATEUR

    (l'arbre fabrique du bois , les savants en sont ils capables ?) etc

    vous en trouverez d' autres

    Amitiés

    La Fileuse de Lune

     


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